Bijorhca septembre 2026 : quelles sont les tendances émergentes ?

Pour septembre 2026, Bijorhca a rendu hommage à la créativité, à l’audace et à l’imagination.

Crédit photo : LE JOURNAL DE LA BIJOUTERIE

Comme à chaque rentrée de septembre, Bijorhca est un rendez-vous incontournable. On attend le salon avec l’impatience de retrouver des copains de classe et d’en découvrir de nouveaux. Septembre 2026 n’a pas échappé à la règle. Nichée au cœur de Who’s Next, cette édition confirme l’importance du bijou de mode comme accessoire indispensable. La scénographie proposée par les organisateurs (WSN) nous invitait à un dîner, dont Bijorhca était le dessert. Habituée des allées du salon, j’ai encore trouvé à m’émerveiller et à identifier les tendances de demain. Voici ce que je retiendrai de Bijorhca septembre 2026 :

Un hommage à Philippe Ferrandis

A l’occasion des 40 ans de la marque parisienne, le salon nous a convié à une exposition « Trésor d’Atelier » qui nous a plongé dans l’univers du créateur. Présenté comme un cabinet de curiosité, cette installation immersive nous a invité à pénétrer dans l’univers intime de la création, mais aussi à découvrir des pièces d’archives témoins de l’histoire de la marque. La scénographie a reconstitué le bureau parisien du créateur et l’atmosphère de son atelier. Une véritable ode à la créativité et au savoir-faire des artisans bijoutiers et joailliers !

L’atelier de Philippe Ferrandis - Crédit photo : LE JOURNAL DE LA BIJOUTERIE

Des bijoux venus des îles

J’ai particulièrement apprécié deux jeunes marques ultramarines :

Anuanua : la marque tahitienne utilise de véritables coquillages de Tahiti dans des créations originales, colorées et contemporaines. Les coquillages sont peints et vernis, puis montés sur des colliers, des bracelets et des boucles d’oreilles qui invitent au voyage. Distribuée en Polynésie et en Australie, elle a de quoi séduire en métropole. 

O Mi bijoux : depuis Ajaccio, la créatrice s’inspire de la culture et des croyances corses pour réaliser des bijoux à la fois ethniques et très actuels, à la finition brossée. Médailles, manchettes et autres colliers utilisent des matériaux naturels comme les pierres fines et le corail, dans une lecture singulière et onirique. Une marque à suivre.

ANUANUA - Crédit photo : LE JOURNAL DE LA BIJOUTERIE

O Mi Bijoux - Crédit photo : LE JOURNAL DE LA BIJOUTERIE

A l’oreille ou sur l’ongle, le bijou s’aventure sur de nouveaux territoires

L’une des tendances remarquées sur le salon, est celle des bijoux d’oreilles et les bijoux d’ongles. Gela invente le premier bijou d’hélix sans perçage. Imaginé par une ancienne audioprothésiste, ce bijou d’oreille s’inspire de l’anatomie et épouse naturellement la forme de l’oreille comme une seconde peau pour un résultat bluffant. Quant à la marque chinoise Tung Chueh, elle présentait pour la première fois à Bijorhca sa « fingertip jewellery » : des bijoux d’ongles précieux et artistiques, à porter à l’unité ou à chaque doigt. Déjà remarqués chez Mellerio en juillet dernier (voir notre article), les bijoux d’ongles pourraient bien devenir la prochaine tendance à suivre… 

Les bijoux d’ongles de Tung Chueh - Crédit photo : LE JOURNAL DE LA BIJOUTERIE

Un salon tourné vers l’international

Deux espaces consacraient deux pays à la culture bijoutière ancestrale : le Maroc et l’Italie.

L’artisanat marocain était rassemblé dans un espace aux allures de médina, présentant les techniques utilisées par les marques présentes, avec des ateliers de démonstration.

La créativité italienne fut à l’honneur avec ITA (l’agence italienne pour le commerce extérieur). L’espace a permis de découvrir 17 marques de bijoux italiennes, leurs savoir-faire et leur goût prononcé pour la couleur.  

La BOCI au cœur du salon

Enfin, rappelons que la BOCI est le propriétaire du salon, et WSN l’organisateur. A ce titre, le syndicat accueillait au sein d’un espace convivial les professionnels du secteur et des conférences durant toute la durée du salon ainsi que l’école Elemento, qui présentait différents métiers.

Malgré un contexte économique difficile qui met à mal le secteur HBJO, le salon aura montré une fois de plus la résilience des créateurs et leur volonté d’imaginer des collections toujours plus originales, puisant dans leur imagination de nouveaux usages pour de nouvelles demandes du marché.