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Francéclat dévoile les chiffres clés 2025 du secteur HBJO
Le Journal de la Bijouterie décrypte le rapport de l’Observatoire Francéclat sur les chiffres clés 2025 du secteur Horlogerie, Bijouterie et Joaillerie

L’Observatoire Francéclat a dévoilé son très attendu rapport annuel sur les Chiffres Clés du secteur de l’Horlogerie, de la Bijouterie et de la Joaillerie, pour l’année 2025. Le Journal de la Bijouterie vous offre un décryptage complet.
Des exportations qui se maintiennent
Le commerce extérieur s’est montré plutôt favorable pour le secteur HBJO avec +2% (2870 M€) dans l’horlogerie et +5% (8610 M€) dans la bijouterie joaillerie. La France exporte principalement en dans l’Union Européenne (Espagne, Italie et Allemagne en tête), les Etats-Unis, Hong Kong et la Chine. A noter que la Suisse occupe une place particulière qui fausse légèrement les statistiques : véritable plateforme logistique, elle concentre 21% de nos exportations horlogères et 39 % de nos exportations en bijouterie-joaillerie.
Le marché français en légère hausse
Les ventes de bijoux et de montres en France ont progressé de 1%, passant à 5,9 milliards d’euros. Ce chiffre est à nuancer car l’année n’aura pas été linéaire. Les ventes se sont concentrées sur 8 mois de l’année, délaissant les mois de novembre (-5%) et décembre (-1%). La vente physique spécialisée se maintient, surtout en centre-ville (+3% pour la place Vendôme et +2% pour les HBJO de centre-ville). En revanche, on constate un net recul des magasins en centres commerciaux (-3%). Quant à la vente à distance généraliste, elle plonge de -24%. On peut se demander si cette dégringolade est due à une trop forte atomisation de l’offre sur une grande diversité des circuits de distribution, ou à un retour du client vers un magasin spécialiste.
On notera que les montres connectées font leur apparition pour la première fois dans ces statistiques à hauteur de 200 M €.
Une production française dynamique
La production française de montres croît de 5% pour atteindre 105 M€. Un chiffre qui peut paraître faible à côté de celui de la fabrication de composants et de bracelets qui s’élève à 293M€.
La bijouterie joaillerie affiche un joli score qui s’élève à 6162 M€, soit +8%, principalement porté par les bijoux précieux, composé comme suit :
Bijoux précieux : 5610 M€, +10%
Pierres et perles : 62 M€, -3%
Bijoux fantaisie : 426 M€, -16%
Orfèvrerie précieuse : 64 M€ (-2%)
On remarque que la production de bijoux fantaisie (-16%) ne bénéficie pas de cet élan. La répercussion de la hausse des matières premières induit des coûts qui ne peuvent pas être absorbés par les prix de ventes de ce type de bijouterie.
Enfin, le rapport note un certain dynamisme français avec la création, ces cinq dernières années, de nouveaux ateliers, principalement dans les régions Bourgogne France Comté (fief de l’horlogerie français) et Auvergne Rhône Alpes. Ce dynamisme s’accompagne d’une prise de conscience des pouvoirs publics de la nécessité de former des nouvelles générations aux métiers de la bijouterie et de l’horlogerie (NDLR).
Les grands tendances 2025 à surveiller en 2026
L’envolée du cours des métaux précieux en 2025 se poursuit en 2026. On évoque souvent le cours de l’or (+38% en 2025, +33% en 2026), mais la hausse est encore plus impressionnante sur l’argent (+35% en 2025, déjà +123% en 2026) et le platine (+27% en 2025 et +79% en 2026).
Le secteur évoque des pistes pour palier à ces hausses historiques :
Le rachat d’or aux particuliers se généralise,
Le recours à l’or 585 millièmes (14 carats) est en test
Le tantale suscite de la curiosité
En résumé, le rapport de l’Observatoire Francéclat sur les Chiffres Clés 2025 nous montre une photographie plutôt positive du secteur avec des chiffres qui se maintiennent, mais des résultats à nuancer. Car quelques signaux d’alerte nous imposent la plus grande vigilance : la hausse du cours des métaux annonce d’ores et déjà l’arrivée de nouveaux modes de consommation et de nouveaux matériaux qui pourraient bien, dans un futur proche, redessiner le paysage HBJO français. D’ailleurs, le rapport n’évoque pas le diamant de laboratoire, ni la vente de bijoux et de montres de seconde main, deux nouvelles tendances apparues depuis quelques années, en cours de positionnement, qui viendront forcément bousculer le secteur.
A RETENIR
Ventes de montres et de bijoux précieux en 2025 en France :
5,9 milliards € HT
+1% par rapport à 2024