Les 24 Heures du Temps de Besançon sacrent la montre vintage

Ce week-end, Besançon a réuni passionnés et professionnels de l’industrie horlogère sur le thème des montres vintage.

Crédit photo : GRAND BESANCON

Pour la douzième année consécutive, Besançon a vécu au rythme des savoir-faire horlogers. Le rendez-vous Les 24 Heures du Temps a été imaginé à l’origine par la radio Ici Besançon, puis est devenu un rendez-vous incontournable pour les passionnés de montres.  L’événement est aujourd’hui porté par Grand Besançon, bien décidé à associer l’image du bassin horloger de la métropole à l’excellence horlogère française. La cérémonie d’ouverture, inaugurée par Ludovic Fagaut (président de Grand Besançon Métropole) et Catherine Barthelet (1er vice-présidente de Grand Besançon métropole) a réuni pour l’occasion des acteurs industriels et institutionnels incontournables autour du thème « coopération et transmission pour pérenniser l’excellence de la mesure du temps ». 

Pérenniser les savoir-faire horlogers dans la région

Besançon s’inscrit au cœur de l’Arc jurassien franco-suisse, reconnu par l’UNESCO pour les savoir-faire en horlogerie mécanique et mécanique d’art depuis 2020. Le bassin historique de l’horlogerie française a connu une période sombre dans les années 70, avec l’arrivée des montres à quartz. Mais, depuis quelques années, le marché des montres connaît une nouvelle dynamique, portée notamment par des jeunes générations passionnées par cet art horloger complexe, ainsi que par la mode du vintage, qui remet au goût du jour les garde-temps authentiques. De jeunes marques se créent partout en France mais les ateliers bisontins demeurent la référence pour les manufactures horlogères. La réindustrialisation de l’horlogerie française s’organise, comme en témoigne l’initiative de France Horlogerie, Grappes d’entreprises, pour renforcer la coopération industrielle au sein de la chaîne de valeur de la fabrication industrielle (lire notre article à ce sujet).

Dans cette volonté de transmission, l’association ARC HORLOGER était l’invité d’honneur de cette 12eme édition. Gardienne de cette reconnaissance mondiale, l’association fédère un réseau d’acteurs large et poursuit l’objectif de devenir, d’ici 2030, l’Observatoire des savoir-faire. Aux 24 heures du Temps, étaient également présents des organismes de formation et de recherche témoins de l’excellence locale.

Le Vintage, véritable tendance créative pour les montres

Les montres vintage ne sont pas étrangères au regain d’intérêt des clients pour les garde-temps. L’édition 2026, placée sous ce thème, avait pour parrain Judikael Hirel, journaliste au Figaro et auteur de deux ouvrages sur les montres vintage. La thématique a permis à deux marques iconiques, Lip et Kelton, d’exposer des modèles anciens. Quant à la Bourse aux montres, elle fut le théâtre de transactions fructueuses pour les vendeurs comme les acheteurs.

Enfin, parmi les exposants, aux côtés de grands noms comme Pequignet et Festina, de jeunes marques horlogères se sont fait remarquer avec des modèles audacieux, où les lignes des années 50 et 60 ne sont jamais bien loin, comme Apose, Eska ou encore Carlingue.

De l’horlogerie à la bijouterie, il n’y a qu’un pas

L’horlogerie fait appel à des compétences communes à la bijouterie-joaillerie. Le guilloché (Atelier guilloché), le gouaché (Maiwen Nénez), l’émaillage (Emmanuelle Welfelé) ou encore la maroquinerie (les bracelets Jean Rousseau Paris) en sont la preuve vivante. La présentation, au sein des 24 Heures du Temps, de ces arts connexes ouvre le débat sur l’esthétique des montres et leur statut d’accessoires de mode. D’ailleurs, comme pour lier les deux univers, l’experte en bijoux Laura Mongeni a donné une conférence sur le thème « De Besançon aux créations de légende de Suzanne Belperron », car, rappelons-le, la célèbre créatrice de bijoux des années 40 a fait ses classes dans la capitale comtoise. Enfin, on se souvient que Maty, fleuron de l’industrie bisontine, a démarré en 1973 en distribuant des montres, avant d’élargir son catalogue aux bijoux. 

Les rendez-vous pour les passionnés de garde-temps, qu’ils soient professionnels ou particuliers, se développent partout en France (Time Fest à Bordeaux, We Love Watches à Paris). Les 24 Heures du Temps, présents depuis 12 ans, ont un avantage non négligeable : la localisation géographique, au cœur du berceau de l’horlogerie française, et la proximité avec les ateliers de mécanique de précision. Besançon Métropole a une belle carte à jouer en capitalisant sur ses savoir-faire historiques. Rendez-vous l’année prochaine, avec un nouveau thème, qui sera sans aucun doute… dans l’air du temps !

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